
Arrivé dans ces lieux, il me paraissait important pour décrire la situation, de travailler sur la peau. La peau en tant que couche corporelle traumatisée. De créer le rapport entre la matière et la sensation traumatique. De cette idée ont découlé des rapports à faire entre les différentes couches. C’est-à-dire : des couches de peau soit en reconstruction plus ou moins aisée, soit définitivement incapable d’auto-régénération, soit artificielle (peau de synthèse). Deux autres volets semblaient importants : le bandage et le nettoyage de la peau. Le bandage étant une couche de tissus stérilisés tentant de remplacer la protection naturelle de la peau, le temps de la cicatrisation ; et le nettoyage de la peau, une action quotidienne révélant dans ce cas un tout autre rapport à la sensibilité que celle que nous connaissons habituellement. (travail non terminé)